Prenons le Parti de la nature

Loïc Dombreval, député des Alpes-Maritimes – membre fondateur du parti de la Nature

  • l’adoption des mesures contenues dans la loi sont toutes des avancées pour le bien –être animal
  • la dynamique pour les animaux ainsi enclenchée est irréversible

La première victoire sera d’avoir fait reculer de manière non négligeable plusieurs situations de maltraitance animale: la fin des delphinariums, l’interdiction de vente de chiens et de chats dans les animaleries, l’obligation de stériliser tous les chats errants dont ont sait qu’ils aggravent la perte de biodiversité dans les campagnes, la généralisation des refuges, la responsabilisation des propriétaires d’animaux domestiques, la fin des animaux sauvages dans les cirques itinérants, et un alourdissement très significatif des peines en cas d’actes de cruauté envers un animal.

La seconde victoire c’est d’avoir lancé un signal clair : le chemin est pris, irréversible, pour mettre fin aux souffrances injustifiées que nous faisons subir à un nombre d’animaux de compagnie, d’élevage ou sauvages. Depuis la loi Grammont de 1850 (du nom du général et député qui créa la SPA et instaura avec sa loi les premières sanctions contre tout mauvais traitement envers les animaux domestiques), le législateur ne s’était plus penché de manière sérieuse sur la question du bien-être animal.

Ces avancées, nous les devons à la pugnacité du député Loïc Dombreval, rapporteur de cette loi, membre fondateur du Parti de la Nature. C’est le résultat d’un travail acharné qu’il mène depuis des années, illustré notamment dans un récent rapport qu’il a rendu au gouvernement. Félicitations à lui !

Nous appelons maintenant le gouvernement à mettre en œuvre pleinement cette nouvelle loi.

Nous l’appelons également à s’engager dans d’autres avancées, tout aussi attendues : l’interdiction définitive des pratiques les plus cruelles dans la chasse (notamment le déterrage), l’élevage (caméras dans tous les abattoirs, coupe des queues de porcelets, …), les spectacles (spectacles blessant et tuant des animaux). Comme le dit fort justement Arno Klarsfeld,  « La corrida, la chasse à courre doivent disparaître, et auront disparu d’ici 15 ans en France ».

« La corrida, la chasse à courre doivent disparaître, et auront disparu d’ici 15 ans en France » : Arno Klarsfeld

Les débats n’ont pas manqué de souligner que le sujet ne fait pas consensus, qu’il divise et confirme, s’il en était besoin, que le bien être animal est un sujet politique car c’est un débat de societé.

Longtemps mis de côté avec dédain par la classe politique, sous la pression d’une opinion publique qui ne masque plus son impatience, et pas uniquement dans les grandes villes, les pouvoirs publics se doivent d’agir contre la maltraitance animale.

Longtemps mis de côté avec dédain par la classe politique, sous la pression d’une opinion publique qui ne masque plus son impatience, et pas uniquement dans les grandes villes, les pouvoirs publics se doivent d’agir contre la maltraitance animale

La relation homme/animaux change partout dans le monde, positivement. Nous reconnaissons depuis longtemps aux animaux un statut d’ « être sensible » mais nous avons toléré de manière contradictoire trop de pratiques cruelles.  Rien ne justifie donc de maintenir des « exceptions » qui tolère qu’on fasse souffrir des animaux par négligence volontaire, traditions, ou pire, par plaisir.

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