Communiqué de presse  – 16 décembre 2020

Depuis des années, et encore davantage ces derniers mois, des dauphins et des marsouins s’échouent sur nos côtes. Dans le golfe de Gascogne, plus de 1000 d’entre eux ont été dénombrés durant l’hiver 2018-1019. C’est seulement la partie émergée de l’iceberg car on estime que la mer ne charrie sur nos plages que 10% des dauphins capturés accidentellement. Ils seraient donc près de 10 000 par an ! Cela ne vaut que pour la France. A l’échelle mondiale, les chiffres sont tristement identiques.

Les examens faits sur les animaux échoués laissent peu de doute : une fois encore, plusieurs activités humaines sont responsables.

Dans ce contexte, le gouvernement veut renforcer la protection des cétacés et nous l’en félicitons  et l’y encourageons évidemment vivement. La France doit en effet présenter à la Commission Européenne une liste de mesures de protection des cétacés pour éviter la  saisie par la Cour de Justice de l’Union Européenne.

La généralisation des « pingers » (effaroucheurs acoustiques) est expérimentée pour éloigner les cétacés des chalutiers et réduire ainsi positivement les prises dites accidentelles. Une évaluation d’ici quelques mois permettra de vérifier l’efficacité de cette mesure technique.

La fermeture temporaire des pêches est également une bonne décision que nous saluons.

Notre mouvement se mobilise pour appuyer la protection des cétacés. Dans le courant du mois de janvier, nous organiserons une table ronde avec les organisations environnementales, des chercheurs, et des pêcheurs. Nous élaborerons dans la foulée de cette table ronde un rapport de préconisations pour en finir avec l’hécatombe des dauphins si chers au cœur des citoyens et concrétiser leur protection.

Au delà des solutions techniques et règlementaires déjà initiées, nous voulons évoquer d’autres questions telles que les collisions, la pollution par les plastiques et les hydrocarbures, ou le bruit marin. Des solutions pour éviter les collisions émergent chez les armateurs ou les navigateurs avec le concours de scientifiques et d’associations. Ces initiatives doivent être soutenues et accélérées. Nous  sommes convaincus également que les aires protégées et/ou des périodes de repos biologiques sont des solutions pérennes à trouver, y compris et surtout sur les côtes en métropole.

Enfin, pour être efficaces, acceptées et donc durables ces solutions doivent être élaborées en étroite collaboration avec le monde la pêche. En contre-partie de ces mesures de protection,  nous voulons travailler à la mise en place d’un système assurantiel ou de garantie financière destiné à compenser les pertes qui en résulteraient et leur assurant une levée de fonds suffisante pour investir dans leur outil de travail.

Protéger les cétacés et inverser la courbe de la mortalité seraient un gage de sauvetage de l’état écologique des mers et de l’océan.

Catherine Chabaud (députée européenne), Loïc Dombreval (député), Christophe Madrolle (secrétaire général de l’UDE), Jimmy Pahun (député), Philippe Mathis (fondateur des  « Citoyens de l’Anneau »), Frédérique Tuffnell (députée), Yann Wehrling (conseiller régional d’Ile de France).

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